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Sentiers de randonnée

Tout doucement, à travers bois et champs, plaines et collines, la Communauté de Communes Tarn-Agout vous invite à la découverte de ses sentiers de randonnée. C’est l’occasion au gré de votre promenade de faire connaissance avec des événements importants du patrimoine local (églises, pigeonniers, lavoirs ou maisons à pans de bois) qui sont les témoins des hommes et de leur histoire.

Le sentier de la Plaine d’Agout à Saint-lieux-lès-Lavaur

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Sentiers de la Plaine d’Agout
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L’église Saint-Léonce

Saccagée en 1575, pendant les guerres de Religion, Saint-Léonce a été relevée à la fin du XVIe siècle. Entièrement reconstruite en 1844 et 1853, l’église présente toutefois un aspect gothique méridional par son agencement et ses volumes, et par son clocher-mur surmontant l’entrée.

Le lavoir

Construit en 1854, ce lavoir est alimenté par le Tairou, ruisseau se jetant dans l’agout. Derrière le lavoir, un mécanisme à bélier rajouté en 1986 permet d’alimenter la fontaine de la place. A l’intérieur, quatre bassins sont agencés. Autour du plus grand, des margelles sont disposées en biais pour battre le linge.

Le pont routier

Edifié en 1872, ce pont s’étend sur 6 arches. Entre chacune d’elles, l’écoinçon accueille un portrait. De gauche à droite, on distingue un jeune homme drapé, une femme couronnée, un homme barbu portant la date de ses œuvres (1884) et une jeune femme. L’identité de ces personnages reste inconnue. De mémoire des habitants, ces sculptures seraient de la main de Marie Valatz alors maire de Saint-Lieux.

Le pont ferroviaire

Mis en service en 1925, il relie aujourd’hui Saint-Lieux au jardin des Martels grâce au petit train touristique. Ce pont se caractérise par son tablier en béton armé, première réalisation de ce type dans le Tarn.

Les pigeonniers (ou colombiers) tarnais

Les pigeonniers sont édifiés depuis l’Antiquité. Ils sont construits pour récupérer la fiente qui, dans le Tarn, sert à la culture du pastel, du chanvre et de la vigne. Au Moyen-Âge, le colombier est généralement réservé aux seigneurs. Toutefois, dans le Midi de la France, le droit de posséder un colombier s’étend à tous ceux qui ont une surface suffisante pour nourrir les pigeons. Cependant, les pigeonniers s’avèrent trop nombreux et les pigeons font des ravages dans les cultures. Des lois sont alors promulguées pour tenter de limiter le nombre de pigeonniers. La Révolution décrète à nouveau que tout le monde peut avoir des pigeonniers. On autorise alors de tuer régulièrement les pigeons.

Pour mieux abriter le pigeon, le colombier est construit loin des arbres, à l’abri du vent, dans un endroit sec et ensoleillé. Les entrées des pigeons sont donc généralement tournées vers le sud ou vers l’est.

Pour protéger les pigeons des prédateurs terrestres, on dispose des larmiers, des corniches, des ceintures de carreaux vernissés. Contre les prédateurs du ciel, les ouvertures sont assez petites et seuls les pigeons peuvent passer.

Il existe différents types de pigeonniers dont les principaux sont présents sur ces circuits de randonnée :

  • Le pigeonnier pied de mulet. C’est le plus courant car il est le plus économique à édifier. Il date en général du XIXe siècle.
  • Le pigeonnier albigeois. Son toit pyramidal est de moyenne pente. Il date environ du XVIIIe siècle.
  • Le pigeonnier gaillacois. Son toit pyramidal est de forte pente. Il est antérieur à la Révolution.
  • Le pigeonnier sur arcade. C’est la plus belle construction et la plus ancienne. Il date du XVIe ou XVIIe siècle.

La rivière agout

L’agout prend sa source dans la montagne noire et se jette dans le Tarn à Saint Sulpice. Durant l’Antiquité, elle constitue la frontière nord-ouest du Languedoc. Au XIIIe siècle, elle délimite un côté du diocèse de Toulouse puis sépare les diocèses de Lavaur et de Castres au XIVe siècle. L’agout depuis au moins le XIIIe siècle servait au transport de marchandises. Cependant, des aménagements ont été nécessaires pour améliorer le commerce entre Castres et Saint Sulpice. L’agout fait alors partie d’un projet plus vaste imaginé au XVIIe siècle : relier l’Océan à la Méditerranée. Cette idée est aussi celle de Pierre-Paul Riquet qui préfère construire le canal du Midi à partir de 1666. L’agout est toutefois aménagée. Entre 1669 et 1684, vingt-trois écluses sont construites qui s’avèrent défectueuses. Faute d’argent, suite à l’arrêt des grands travaux de Colbert et aux guerres de Louis XIV, elles ne sont pas réparées. La navigation sur l’agout n’a donc jamais été parfaite et les écluses sont abandonnées. D’importantes crues ont marqué l’histoire de l’agout. La plus ancienne connue date de 1567 où un moulin de Lavaur est emporté. La plus spectaculaire a été celle de la nuit du 2 au 3 mars 1930. Depuis, les berges ont été reboisées et des barrages ont été construits en amont afin de limiter l’érosion des parois et des grands flots.

Les maisons à pans de bois

La technique du colombage est une construction rapide et peu coûteuse. L’essentiel du travail est effectué par le charpentier. Il préfabrique les différentes poutres qui s’assemblent en grande majorité à tenon et mortaise. Une fois la carcasse érigée sur un support solide, comme les murs de brique, il faut hourder, c’est-à-dire remplir les espaces avec de la brique ou du torchis. L’ensemble est souvent crépi à la chaux afin de mieux résister aux intempéries. L’encorbellement est créé par l’avancée des solives du plancher et permet de gagner de la surface d’habitation.

Les lavoirs

Les lavoirs apparaissent au début du XVIIIe siècle. Ils se multiplient après la Révolution et au cours du XIXe siècle. Ils sont le symbole de la prise de conscience du besoin d’hygiène. L’hygiène évite certaines maladies et des vêtements propres sont la preuve de bonnes dispositions morales. Les bâtiments sont construits dans un style impressionnant, solennel, portant ainsi l’hygiène comme un devoir civique. Trois fois par an, les femmes procèdent aux « buées » (lessives du gros linge) : au printemps, avant les moissons et au début de l’hiver.

Ces buées se déroulent en trois temps. Tout d’abord le « purgatoire » où le linge trempe avec des cendres et des essences de plantes pour le blanchir et le parfumer. Ensuite vient l’ « enfer » où le linge est rincé, savonné, battu, frotté et encore rincé. Enfin le « paradis » qui consiste à étendre le linge sur des tréteaux ou sur l’herbe. Le lavoir est un lieu exclusivement féminin : un lieu de peine pour ces femmes mais aussi de plaisir et de liberté. Les amitiés naissent avec les disputes qui vont de pair, la plaisanterie et le bavardage sont de mise.

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Sentiers des Pays d’en Haut
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Les sentiers des Pays d’en Haut à Azas

Le Castela et son souterrain

Construit sur une motte castrale sur les bords de l’agout autour de l’An Mille, il est aujourd’hui le plus ancien monument de Saint-Sulpice inscrit aux monuments historiques.

Reconstruit par Sicard d’Alaman vers 1240, il tombe en ruines après les guerres de Religion en 1688.

Son souterrain, le plus long du Tarn (142 mètres) et le mieux conservé, servait de refuge et de réserve en période de danger. Creusé au pic de vfer, on peut compter chaque coup dans les murs. La régularité des voûtes et des parois laisse admiratif. Parfaitement accessible avec une hauteur moyenne de 1,90 m, il comprend quatre grandes salles à voûtes arrondies avec une hauteur de 2,50 m.

L’église Sainte-Blaise

L’histoire de cette église reste très incertaine. Cependant, la partie la plus ancienne de l’édifice semble être le chevet qui est ouvert par des baies gothiques en arc brisé. En 1688, l’église est entourée de fossés tout comme aujourd’hui. Tout au long du XIXe siècle, elle est restaurée en grande partie. Cette église présente des éléments de l’architecture gothique méridionale comme la nef ou le chevet. Le clocher-mur est également très répandu dans le midi toulousain. Ce clocher porte deux cloches datées l’une de 1512 et l’autre de 1863.

Le Campanile

Ce bâtiment qui abritait le presbytère puis la mairie jusqu’en 1993 est donné à la commune en 1843. Le campanile est le clocher en métal posé sur la tour carrée. Les campaniles sont rares dans la région toulousaine ce qui confère un caractère exceptionnel à celui d’Azas.

L’église Saint-Martin

En 1520, la première église, en place depuis le Xe siècle à « Le Fort » a été démolie puis reconstruite à « la Nauze » en 1560. Détruite durant les guerres de Religion en 1569, Saint Martin n’est reconstruite entièrement qu’en 1707 à l’emplacement actuel, sur un terrain alors cédé par le seigneur d’Azas, Vedelly. Les armes des Vedelly dans le porche d’entrée témoignent de ce don. En 1900, le couvrement de l’église et le clocher sont reconstruits. L’église de 1707 était couverte d’une voûte en berceau surbaissée. Le clocher-mur était très différent et plus imple que le clocher actuel.

Le lavoir

Un premier lavoir existait en 1837. Celui-ci, trop vétuste, est reconstruit en 1888. A l’intérieur, on circule autour de quatre bassins dont deux pour rafraîchir et deux pour laver. Dans un mur, des niches ont été aménagées pour permettre aux lavandières de ranger leur matériel.